Sortie en novembre 2025 sur Netflix, « The Beast in Me » fait partie de ces séries dont on ne sait pas grand-chose avant de lancer le premier épisode mais qui attise notre curiosité par son titre. Et je dois surtout avouer que, quand j’ai vu les deux acteurs principaux à l’affiche, j’ai immédiatement lancé la lecture du premier épisode. Impossible de résister. C’est une mini-série de 8 épisodes, parfaite pour un week-end de binge-watch et je vous en parle maintenant !

Le synopsis

Depuis la mort tragique de son jeune fils, Aggie Wiggs, autrice reconnue, s’est complètement retirée de la vie publique. Incapable d’écrire, brisée psychologiquement, elle mène une existence isolée, presque fantomatique. Mais tout bascule lorsque la maison voisine est rachetée par Nile Jarvis, un magnat de l’immobilier aussi célèbre que controversé. L’homme a en effet été le principal suspect dans la disparition de sa femme, une affaire qui a passionné les médias… puis été étouffée. Entre horreur, fascination et instinct d’écrivaine, Aggie voit en Nile un sujet parfait pour un nouveau livre. Elle se lance alors dans une enquête obsessionnelle, persuadée qu’elle peut découvrir la vérité.

Les personnages principaux

Aggie Wiggs (Claire Danes) : Une femme détruite par le deuil, fragile mais brillante, rongée par la culpabilité et l’incapacité d’écrire. Claire Danes livre un rôle intense, non sans me rappeler son personnage dans la série Homeland.

Nile Jarvis (Matthew Rhys) : Un homme charismatique, mystérieux, poli mais inquiétant. Coupable ? Innocent ? La série entretient volontairement le doute, et Matthew Rhys joue à merveille cette ambiguïté permanente.

Nina Jarvis (Brittany Snow) : La deuxième épouse de Nile. Elle est d’abord sur le second plan et s’installe progressivement dans la série. Un personnage essentiel, même hors champ.

Shelley Morris (Natalie Morales) : L’ex-femme d’Aggie. Leur relation passée, leurs griefs et ce qu’il reste entre elles ajoutent une couche supplémentaire au récit.

Les thèmes abordés

La série aborde des sujets forts, parfois difficiles que je peux lister sans trop vous spoiler :

  • Le deuil d’un enfant
  • La disparition
  • Les relations de voisinage
  • La panne d’écriture

Mon avis sur la mini-série

J’ai accroché tout de suite. Bon, comme je vous le disais, je ne suis peut-être pas totalement objective : J’adore les deux acteurs principaux alors je partais d’office avec un à priori positif. Les épisodes sont bien ficelés, très rythmés, avec une tension qui monte crescendo. On avance entre empathie et suspicion, et plus d’une fois, j’ai hésité : Nile est-il vraiment coupable ? La série ne te pousse jamais clairement d’un côté ou de l’autre. C’est déroutant… mais super prenant.

Point marquant : Un prédateur social et l’ambiguïté des personnalités charismatiques

L’un des aspects les plus fascinants dans « The Beast in Me », c’est la manière dont la série joue sur la notion de prédateur social. Contrairement au « méchant » classique, le prédateur social n’est pas forcément violent, bruyant ou spectaculaire. Il est charismatique, lisse, séduisant même, et c’est justement ce qui le rend dangereux… ou, parfois, injustement suspecté.

Avec Nile Jarvis, la série explore cette ambiguïté à merveille. Il a tout pour être apprécié : un discours poli, une attitude calme, une réussite professionnelle enviable, une présence rassurante. Mais comme souvent avec les personnalités charismatiques, chaque sourire peut être perçu comme sincère ou manipulateur.

C’est exactement ce qui rend la série aussi psychologiquement oppressante. On se retrouve à analyser chaque geste, chaque phrase, chaque micro-expression. On se dit qu’il est peut-être juste charmant et incompris. Une incertitude qui renforce notre nervosité pendant le visionnage.

Et toi, tu ferais quoi si ça t’arrivait ?

Le sujet des voisins… c’est clairement un terrain miné. On veut bien s’entendre avec eux, qu’ils soient sympas, qu’on se rende des petits services. Mais on ne veut pas qu’ils deviennent envahissants, trop curieux, ou qu’ils s’intéressent à notre vie plus que nécessaire.

Personnellement, j’ai mes limites : Je salue, je discute un peu, je reste polie, mais je n’invite pas à prendre un verre, je ne crée pas de lien trop intime, et je garde ma vie privée pour moi. Suis-je parano ? Je ne sais pas. Peut-être que je fais juste attention.

Pour finir

Notez bien que ce n’est pas la série de l’année et que c’est peut-être même du déjà vu, mais j’ai passé un bon moment devant mon écran.

Alors, vous ai-je donné envie de regarder la mini-série ? L’avez-vous vu ? Qu’en avez-vous pensé ? Est-ce que vous aussi vous étiez empreint au doute ?

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